Le Sanctuaire de l’Enfant Jésus de Beaune

Au Sanctuaire de l’Enfant-Jésus il y a un trésor à découvrir. C’est le lieu spécifique de la dévotion à l’Enfant-Jésus. L’histoire du Saint Enfant Jésus de Beaune commence à la fin du XVI siècle.
En 1619 des carmélites venues de Dijon, s’installent au Prieuré saint Etienne à Beaune. La même année, le 7 février vient au monde MARGUERITE PARIGOT. À l’âge de 11 ans elle entre au Carmel.
Son ardente dévotion à l’Enfant-Jésus lui fait conclure un pacte entre Marguerite et ses deux Mères afin d’établir un lien éternel entre leurs âmes ; en voici une partie du texte, probablement rédigé par la Vénérable elle-même :
« Jésus, Marie, Joseph, »
« Le vendredi, quatorzième janvier de l’année 1639, à l’heure de minuit, nous nous sommes offertes et consacrées sans division et dans une union entière au Saint Enfant-Jésus et nous nous sommes données à Lui pour honorer sa sainte Enfance et les douze premières années de sa vie divine sur la terre, le moment de sa sainte naissance… »

Le 7 mai 1639 Marguerite mit la première pierre de la petite chapelle dédiée à l’Enfant-Jésus et elle vit alors le Saint Enfant-Jésus comme à l’âge de deux ans. Il était beau à ravir et de sa main divine prenant la pierre qu’elle tenait dans la sienne, la posa conjointement avec elle au lieu qui était préparé : « Ma petite épouse, lui dit-il, je fonde ce petit temple avec toi pour l’amour de toi, je m’y rendrai toujours présent et exaucerai les prières qui m’y seront faites. Je l’aimerai et m’y délecterai, parce que c’est le lieu où ton corps reposera après ta mort. Je remplirai de mes bénédictions tous ceux qui y honoreront mon enfance et qui y auront recours dans leurs besoins. »
L’Enfant Jésus se révèle à son cœur. Il lui révèle aussi sa mission.
Faire connaître au monde les trésors de la divine enfance du Sauveur et sa douloureuse passion. Voici comment.
En 1636, Marguerite a 17 ans. La peste, les guerres reprennent.
L’Enfant Jésus donne à Marguerite les moyens de sa mission.
Fonder une famille qui honore son enfance. Ce sera le remède pour arrêter l’armée ennemie.
« Puise dans les trésors de mon enfance et rien ne te sera refusé »

Le 24 mars 1636, elle fonde la famille du Saint Enfant Jésus. Cette dévotion se répand très rapidement, à cause des souffrances du peuple et des dangers émanant des guerres qui ravagent la Bourgogne et les grâces sont effectivement obtenues.
En décembre 1643, Gaston de Renty offre à Marguerite et au Carmel la statue de l’ENFANT-JÉSUS, Roi de Grâce.
1789/1793 la Révolution française, les destructions des chapelles, l’acharnement à détruire l’ordre de Dieu a fait que le culte fut interrompu.
En 1792 les Carmélites sont expulsées du Prieuré saint Etienne et seulement en 1804 elles s’installent rue du Rempart. C’est la reprise de la vie communautaire. Le 26 novembre 1836 les Carmélites s’établissent sur le lieu actuel 14, rue de Chorey.

Le culte de l’Enfant-Jésus renaît grâce à l’intervention de l’Abbé Chocarne en 1873 où, durant le pèlerinage à Lourdes un inconnu, un ange est venu lui parler d’un Enfant Jésus miraculeux à Beaune dont il montre l’image, assurant que des grâces merveilleuses s’obtiennent à ses pieds.
La vie cloîtrée se poursuit jusqu’en 2001. La même année les Carmélites quittent le Carmel de Beaune. La vie religieuse continue ensuite : 2001-2011 par la présence de la Communauté des Béatitudes, 2011-2012 par la Fraternité de la Sainte Enfance. Le 15 octobre 2014 Monseigneur Roland MINNERATH institue l’ancien Carmel de Beaune, Sanctuaire Diocésain de l’Enfant-Jésus.
A partir du 1er septembre de la même année, les Sœurs Carmélites de l’Enfant Jésus arrivent pour continuer de porter la spiritualité de ce lieu. Le 3 janvier 2015 a eu lieu l’ouverture officielle du Sanctuaire par Monseigneur Roland MINNERATH, Archevêque de Dijon.

Le père Amelotte dans son livre, ‘’ la biographie complète de sœur Marguerite du Saint Sacrement, première édition 1654, écrit :
« Je ne crains point de promettre aux humbles d’aussi grandes communications de Jésus-Christ, et d’aussi rares secrets de ses Mystères, qu’ils en aient vu peut-être en aucune histoire.
Et afin que la connaissance n’en soit pas stérile, je chercherai dans la lumière de la foi les moyens de profiter de tant de trésors dont il combla son Epouse, et par elle son Couvent, son Ordre et toute l’Eglise »
« Les sages du monde prendront cette histoire pour une imagination de fille, mais les âmes fidèles y découvriront les merveilles de la Providence et de la Sainteté de Jésus-Christ. »

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